« Aurore, c’est toujours Plus. Il faut que ça fasse Waouh. »
– Jean-François
Le défi permanent
Dès janvier, Aurore et moi nous retrouvons pour réfléchir à la saison à venir. On cherche un fil rouge, un thème, une direction. Aujourd’hui, le plus difficile, ce n’est pas créer, c’est innover. C’est de faire du neuf avec des formats que tout le monde connaît déjà. Et pour cela, on n’est jamais de trop !
Tout le monde se mobilise et reste aux aguets d’une nouveauté, d’une idée… Dès qu’un membre de l’équipe voit quelque chose d’intéressant sur Internet, lors d’une rencontre, d’un voyage, il me l’envoie. Et je me charge ensuite de contacter les prestataires, comparer, négocier, imaginer comment adapter l’idée à notre scène.
Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Valentin œuvre sur scène, moi plutôt dans l’organisation et les coulisses. Véro rapporte parfois des costumes d’Asie selon les thèmes retenus. Une année, c’est Aurore qui arpentait le quartier de la Goutte d’Or à Paris pour trouver des costumes sur le thème des « 1001 nuits ».
Avant même de reprendre la direction du camping, Aurore avait elle-même été responsable de l’animation plusieurs saisons. Elle connaît ce travail de l’intérieur. Les idées fantasques, c’est souvent elle. La mise en œuvre, l’intelligence du spectacle, c’est mon rôle. Mais on ne fait rien l’un sans l’autre.

Surprise, surprise
Pour 2026, nous avons choisi un clin d’œil à l’étoile de Sothis, qui se lève en même temps que le soleil chez les Égyptiens, exactement le 14 juillet, jour de l’ouverture du camping en 1976. Un fil rouge discret, que peu de clients remarqueront, mais qui structure toute la programmation de l’été.
On travaille depuis plus d’un an sur la soirée blanche des 50 ans. Aurore a souhaité réunir autour de la même scène les plus beaux tableaux des éditions précédentes. Cette année, on compile le meilleur de ce que l’on a fait. C’est la première soirée blanche qui raconte toutes les autres.
Différents thèmes vont s’harmoniser. Les chevaux du spectacle « Fiers à cheval », que les spectateurs avaient adoré, seront présents, toujours aussi poétiques et romantiques. Et il y aura bien sûr une surprise qu’Aurore elle-même ne connaît pas encore. Certaines choses relèvent du secret du chef d’orchestre.
L’effet Waouh
L’idée des soirées blanches est née d’une des célèbres soirées de Saint-Tropez à laquelle Aurore avait été invitée. Elle s’était dit à l’époque : pourquoi pas nous ? Ainsi, pour les 40 ans du camping, on a organisé notre première grande soirée blanche avec une mise en scène spectaculaire, une ampleur que personne ne proposait encore dans le monde du camping. Depuis, l’idée a été copiée par d’autres établissements. Jamais aussi bien, bien sûr.
Plus le défi est grand, plus on trouve d’énergie pour le relever. C’est une question d’image, de notoriété, de fierté collective. On recherche systématiquement l’effet Waouh, comme dit si bien Aurore !
Entre nous : Les mots d’Aurore

Il y a toujours eu de l’animation à Esterel Caravaning. Au début, avec mes parents, on n’avait pas grand-chose. Des tournois de pétanque, de volley. Ma mère remettait elle-même les bouteilles de vin aux gagnants. Et puis il y avait les fameux tournois de chaise longue : celui qui restait allongé le plus longtemps gagnait. C’était modeste, mais c’était déjà de l’animation.
En 1996, on fête les 20 ans du camping. Je viens de reprendre la direction, je ne sais pas vraiment ce qu’on va faire. Autour d’une table, avec Jean-François, on s’est dit : il se passe quoi, dans une année ? Toutes les fêtes : Pâques, la fête de la musique, Halloween, Noël. On a décidé de refaire un condensé de toutes ces fêtes, tous les quinze jours. On avait transformé une golfette en hotte de Père Noël géante. On distribuait des cadeaux dans les allées du camping. C’était bricolé, fait avec les moyens du bord, mais on inventait notre propre animation.
Avec Jeff, on ne s’est jamais arrêtés depuis. Quand j’ai une idée complètement folle, il trouve toujours comment la réaliser. Pour les 40 ans d’Esterel Caravaning, on a même fait suspendre une lune à douze mètres de hauteur, au bout d’une grue, avec des artistes de cirque qui se balançaient dessus. Cette année, ce sera tout aussi incroyable !
– Aurore

